Le HJT, le TOPCon, l’IBC et les autres cellules à haut rendement sont fortement capacitifs : ils stockent de la charge, et si on les flashe trop rapidement, la courbe I-V mesurée présente une hystérésis et la puissance nominale est erronée. La question à laquelle les acheteurs doivent vraiment répondre n’est pas « xénon ou LED » mais « l’impulsion est-elle assez longue et assez stable pour laisser le dispositif se stabiliser ». Les deux technologies de source lumineuse peuvent être mises en œuvre avec succès ; la caractéristique décisive est l’impulsion.
Pourquoi la durée d’impulsion est la vraie variable
Un module capacitif a besoin de temps, souvent plusieurs dizaines de millisecondes, pour que sa jonction atteigne un état stationnaire pendant le balayage. Une impulsion unique et longue, avec un plateau stable, permet d’acquérir la courbe I-V une fois le dispositif stabilisé, sans artefact de charge. Les plateformes xénon à impulsion longue de Pasan maintiennent un plateau de 40 à 100 ms et ajoutent les méthodes DragonBack et SmartSweep, qui mesurent sans hystérésis même les technologies les plus capacitives, du PERC au HJT en passant par le pérovskite.
Les points forts du xénon
Les systèmes flash au xénon délivrent un éclairement énergétique élevé sur de grandes surfaces de test avec un plateau long et contrôlable, et bénéficient de quatre décennies d’héritage de référence pour leur comportement spectral et leur uniformité. Pour la mesure de puissance de modules pleine taille, en ligne comme en laboratoire, un simulateur xénon à impulsion longue est un choix éprouvé, à faible incertitude, qui s’adapte aux grands modules.
Les points forts du LED
Les simulateurs LED permettent de façonner activement le spectre sur de nombreux canaux, ce qui est utile pour l’ajustement spectral et pour la recherche émergente sur le tandem et le pérovskite-silicium, où le spectre compte par jonction. Au sein du groupe, la société sœur de Pasan, Avalon ST, construit des plateformes LED avancées, si bien que le choix entre xénon et LED peut se faire selon le besoin de mesure plutôt que selon ce qu’un fournisseur donné propose.
Comment décider
- Vérifiez la durée d’impulsion et la stabilité du plateau : c’est ce qui gouverne la précision sur les modules capacitifs.
- Vérifiez la classe IEC 60904-9 sur les trois critères, et l’édition du rapport.
- Demandez des données de performance sur des modules de référence HJT ou TOPCon, pas seulement sur du PERC.
- Faites correspondre la surface de test à votre plus grand module, et le temps de cycle à votre ligne.
- Demandez le bilan d’incertitude étalonné, pas seulement la mention de classe.
Questions fréquentes
- Faut-il du xénon ou du LED pour mesurer les modules HJT et TOPCon ?
- Les deux technologies peuvent convenir. Le facteur décisif est la durée et la stabilité de l’impulsion, car les cellules à forte capacité ont besoin de temps pour se stabiliser. Un simulateur à impulsion longue avec un plateau de 40 à 100 ms mesure le HJT et le TOPCon sans hystérésis.
- Pourquoi un flash court donne-t-il un résultat erroné sur les cellules à haut rendement ?
- Le HJT, le TOPCon et les cellules similaires stockent de la charge. Si l’impulsion est trop courte, la jonction ne se stabilise jamais pendant le balayage, si bien que la courbe I-V présente une hystérésis et que la puissance nominale est imprécise.
- Quelle durée d’impulsion Pasan utilise-t-il pour les modules capacitifs ?
- Les plateformes xénon à impulsion longue de Pasan maintiennent un plateau de 40 à 100 ms et ajoutent les méthodes DragonBack et SmartSweep pour mesurer sans hystérésis même les technologies les plus capacitives.





